Le mondial féminin passe à 32 équipes en 2023

COUPE DU MONDE FEMININE – Vainqueurs du titre de champion du monde pour la deuxième fois consécutivement, les Etats-Unis d’Amérique auront un long parcours à faire pour espérer conserver leur titre lors de la prochaine édition du mondial féminin. La raison, la FIFA vient d’élargir à 32 le nombre de pays participants à la coupe du monde de football dédiée aux dames, et cela dès de 2023.

La prochaine coupe du monde féminine promet des sensations encore plus fortes. Le président de la FIFA étudie actuellement la possibilité de faire passer à 32 le nombre de pays participants à cette messe mondiale du ballon rond qui réunit les meilleures joueuses de la planète. Et ce passage à trente-deux nations participantes devrait avoir lieu dès la prochaine édition qui est prévue pour 2023. Si cette initiative de la FIFA est saluée, le football féminin reste profondément miné par de nombreuses inégalités, notamment sur le plan salarial. Si elles ont battu des records d’audience lors du mondial féminin en France, les joueuses ne perçoivent quasiment rien, comparé aux salaires perçus par les footballeurs. Mais avec le passage à trente-deux, l’instance mondiale du ballon va très certainement revoir à la hausse les primes versées aux joueuses pendant cette compétition.

Fort du succès de l’édition 2019 de la coupe du monde féminine, la FIFA envisage de rendre encore la fête plus belle pour la prochaine édition prévue dans quatre ans. Le nombre de participants passera de 24 à 32 lors du prochain mondial féminin : «Le succès retentissant de la Coupe du monde de cette année a clairement montré que le moment était venu de poursuivre sur cette lancée et de prendre des mesures concrètes pour favoriser la croissance du football féminin…Je suis heureux de voir cette proposition – la première d’une longue série – devenir réalité». Cette décision vise particulièrement à ‘’favoriser le développement du football féminin’’, explique l’instance mondiale du ballon rond dans son communiqué. Mais pour que la fête soit plus belle, la FIFA gagnerait certainement à renforcer l’arbitrage qui a quelque peu terni l’image de la précédente coupe du monde féminine. Le continent africain se rappelle encore du fameux match entre le Nigéria et la France en phase de poule, un match marqué par un pénalty litigieux qui avait failli jeter le discredit sur la Var. Malgré la polémique sur Var dans cette compétition, l’arbitre de la finale, la française  Stéphanie Frappart estime que l’assistance vidéo a eu un impact beaucoup plus positif que négatif : «Le VAR a eu un effet positif sur cette Coupe du monde, avance la seule arbitre française du tournoi. On a travaillé depuis un an pour appliquer ce système. C’est un bel outil pour nous. Nous sommes là pour arbitrer, prendre des décisions sur le terrain et la VAR est comme un parachute pour nous en cas de doute ou d’erreur, et nous permet de prendre la bonne décision au final». Mais pour rendre encore la prochaine coupe du monde plus attrayante, la FIFA doit également s’attaquer au problème des primes touchées par les joueuses.

Une inégalité salariale frappante

«On ne se sent pas respectées. Il faut faire en sorte que le jeu des femmes ne cesse de croître. La volonté est là, tout est là mais il faut simplement transformer ça en réalité. Ils font une Coupe du Monde au Qatar, ça montre bien qu’elle est importante pour eux financièrement au point de ne pas voir ce qui se passe là-bas…C’est vraiment bizarre… Quand il dit qu’il n’y avait pas pensé, c’est vrai que la date de la finale de la Coupe du Monde n’est pas prévue depuis des mois voire des années», explique la capitaine de la sélection américaine de football féminin.

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