Rachat de Bordeaux : Bruno Feviet détaille son offre

Girondins de Bordeaux – Fan du club comme de nombreux bordeaulais, l’entrepreneur français Bruno Feviet entend redonner un nouveau souffle au club à travers son opération de rachat. Si son intention est déjà connue depuis des mois, l’actuel propriétaire du club n’a toujours pas répondu à sa lettre d’intention, notamment concernant tous les aspects financiers du club. Pour relancer les girondins, l’entrepreneur a réussi à mobiliser plusieurs investisseurs et dispose de nombreuses sources de financement.

L’opération de rachat de Bordeaux n’a pas encore été enclenché, mais l’enthousiasme qui anime Bruno Feviet l’entrepreneur qui souhaite racheter le club, ne faiblit pas. Dans un entretien exclusif accordé à France Football, l’entrepreneur est revenu en détail sur ses grandes ambitions pour les girondins de Bordeaux, si toutefois l’acte de vente était conclu. Mais la lettre d’intention adressée à l’actuel président du club français reste sans réponse. L’entrepreneur qui a fait fortune dans la gestion de portefeuille compte sur plusieurs sources de financement pour atteindre son objectif. La situation financière du club est à ce jour loin d’être enviable, puisque la dette du club atteint actuellement les 56 millions d’euros.

«Mon ambition, c’est de racheter les Girondins. C’est mon rêve. Je travaille pour tous les jours, avec mon associé. On contacte des personnes, on essaie de faire venir de l’argent. Les Girondins connaissent mon intention. Mais il ne me semble pas opportun de faire une lettre d’intention tant qu’on n’a pas eu une vraie discussion sur leur volonté et le prix qu’ils espèrent en tirer… On n’a pas encore réuni la somme. Pour rendre le club viable, il faudra entre 120 et 150 millions d’euros. Il y a le rachat, la dette et les contrats en cours, avec des salaires jamais connus ici. Il faudra revenir à une masse salariale des joueurs et du personnel administratif acceptable. En effet, les droits TV ne seront pas aussi fantastiques que ça, à part pour les gros comme Paris, Marseille ou Lyon. Bordeaux n’est pas invité à cette table.», rapportait le mois dernier l’entrepreneur Bruno Feviet, dans une interview accordée au Parisien. Passant de l’acte à la parole, l’entrepreneur français a même adressé une lettre d’intérêt à Daniel Ehrmann, l’actuel patron américain des Girondins de Bordeaux. Pour aucune réponse de la part des propriétaires américains du club, ce qui n’empêche pas l’entrepreneur français d’être optimiste sur cette opération de rachat du club. Dans un entretien exclusif accordé à France Football, Bruno Feviet est revenu en détail sur l’offre ses grandes ambitions lors de l’opération de rachat de son club de cœur. Au média français, l’entrepreneur est revenu sur les nombreuses sources de financement sur lesquelles repose ce projet de rachat : «Notre financement provient de trois sources bien distinctes. D’abord, d’industriels bordelais amoureux du club à hauteur de 20 à 30 M€. Chacun d’entre eux apporterait 2 à 3 M€. Notre deuxième mode de financement, le plus important, est issu du portefeuille financier que nous gérons. Cela correspondait, avant la crise sanitaire liée au COVID-19, à des promesses d’engagement d’un montant total de 60 M€. Enfin, le dernier volet de notre montage financier relève de prêts bancaires à un taux d’intérêt de 2 %, de deux lignes de crédit pour lesquelles j’ai obtenu un accord de principe. Chacune d’entre elles correspond à 50 M€. Mais, soyons clairs, elles ne seraient utilisées que pour structurer le club ou recruter un joueur pour renforcer l’équipe.», explique l’entrepreneur à France Football.

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Connaitre les aspects financiers du club

«L’évolution de la masse salariale en est une. On a vu qu’elle a explosé depuis l’arrivée des propriétaires américains. C’est pour cela que dans ma lettre d’intérêt, j’ai demandé l’accès à tous les documents financiers. Par exemple, quid des commerciaux recrutés en masse depuis un peu plus d’un an ? Ils seraient en contrat à durée déterminée. Jusqu’à quand ? Et les prolongations des joueurs, leur durée, la nature de la revalorisation ? Autant de questions qui ne me permettent pas aujourd’hui de donner un prix précis de rachat.», souligne Bruno Feviet.

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