Baisse des salaires : Dugarry dénonce une diabolisation des joueurs

Salaire des joueurs – Crise sanitaire oblige, tous les grands championnats d’Europe sont aux arrêts en raison de l’épidémie du Coronavirus. La reprise envisagée pour le mois d’avril semble désormais peu probable, une situation difficile pour les dirigeants de clubs qui doivent malgré tout, garantir aux joueurs leurs salaires. Dans un élan de solidarité, certains footballeurs ont accepté de baisser leur rémunération dans cette période crise sanitaire mondiale.

Christophe Dugarry a réagi à la baisse des salaires des joueurs pendant cette période de crise sanitaire provoquée par le nouveau coronavirus. En Europe, tous les championnats de football ont été suspendus en raison de la crise du covid-19. Cette suspension représente un énorme manque à gagner pour les dirigeants de clubs, qui doivent, malgré la crise, faire face aux salaires des joueurs. Dans un élan de solidarité, certains joueurs ont accepté une baisse de leur rémunération mensuelle. C’est le cas au FC Barcelone où Lionel Messi a récemment annoncé que les joueurs baisseraient d’environ 70% leur rémunération dans cette période de crise sanitaire. Mais cette initiative suscite une vive polémique où les joueurs se retrouvent souvent sous le feu des critiques. Pour Christophe Dugarry, il faudrait éviter de rejeter la faute de la situation actuelle aux footballeurs. Si certains footballeurs sont favorables à cette baisse des rémunérations, ce n’est pas le cas pour tous les joueurs. Tony Kroos, milieu de terrain évoluant au Real Madrid, a clairement indiqué qu’il était opposé à une réduction du salaire des joueurs.

«Une baisse de salaire des joueurs, c’est comme un don inutile. Je serais plus en faveur du paiement total de notre salaire et que nous tous s’en servions de façon utile. Tout le monde est invité à aider si possible, et il y a de nombreux domaines où cela est nécessaire…De nombreux clubs n’enregistreront pas les bénéfices prévus. Cela dépendra aussi de la durée pendant laquelle tout sera à l’arrêt. Si, par exemple, le football reprend en mai, des solutions seront sûrement trouvées. S’il faut s’arrêter jusqu’en hiver, certains clubs ne s’y retrouveront pas. Cela changerait complètement le football tel que nous le connaissons actuellement», explique le footballeur allemand à  SWR Sport. Si de nombreux joueurs ont accepté de baisser leur salaire pour aider les clubs dans cette période de coronavirus, tous les footballeurs ne sont visiblement pas de cet avis, comme l’a indiqué l’international allemand. Le consultant sportif Christophe Dugarry est longuement revenu la polémique liée à la baisse des salaires dans l’univers du football actuellement : «Il y a quelque chose qui m’agace énormément. Moi, que les joueurs veuillent baisser leur salaire, chacun doit décider ça avec sa direction, chacun fait ce qu’il veut. Dans l’absolu, pourquoi pas. S’il y a un accord, pourquoi pas. Mais moi ce qui m’agace par-dessus tout, c’est de stigmatiser systématiquement les joueurs de foot. A un moment ou à un autre, on est en train de laisser sous-entendre que si les joueurs ne veulent pas baisser leur salaire, ça sera de leur faute si le football va mal. Non, attendons. Les joueurs ne sont pas responsables du fait que le championnat soit arrêté. C’est un virus, c’est la faute à pas de chance. Beaucoup de gens en pâtissent, c’est comme ça. Il y a un accord à trouver.», lance l’ancien champion du monde avec les bleus en 1998.

Les joueurs accusés à tort

«J’ai un sentiment désagréable qui me fait penser que les présidents sont en train de discuter et de renvoyer la responsabilité de la catastrophe du football sur les joueurs de foot. Dès qu’il y a un problème, c’est de la faute aux joueurs de foot. La faim dans le monde, c’est de la faute aux joueurs. Le virus, c’est de la faute aux joueurs. Stop ! Si les joueurs de foot ont besoin de sauver leur sport, leur métier, leur passion en baissant leur salaire, ce ne sont pas des idiots. Ils le feront, je n’ai aucun doute là-dessus.», lance le consultant sportif français.

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