CAN 2023 : la CAF très satisfaite des travaux en Côte d’Ivoire

A la fin de sa visite de trois jours en Côte d’Ivoire cette semaine, Mosengo Omba Veron, secrétaire général de la Confédération africaine de football (CAF), s’est dit très satisfait de l’avancée des travaux pour l’organisation de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2023.

Selon lui, les stades, les terrains d’entrainement et les infrastructures d’accueil sont presque prêts à la livraison pour cet évènement. Il assure même que la Côte d’Ivoire sera une référence en matière d’organisation de compétitions sur le continent après cette édition.

La Côte d’Ivoire dans le temps

Le secrétaire général de la Confédération africaine de football (CAF), Véron Mosengo-Omba a effectué une visite d’inspection de trois jours en Côte d’Ivoire cette semaine afin d’évaluer l’évolution des travaux pour l’organisation de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2023. Guidé par le ministre ivoirien des sports, Paulin Claude Danho, le Gabonais a visité les chantiers de Korhogo, San Pedro et le Stade Félix Houphouët Boigny d’Abidjan. Il s’est d’abord rendu à Korhogo dans le nord, le lundi 7 février 2022, où il vérifié la construction du stade Amadou Gon Coulibaly (20 000 places assises) débutée en février 2019. Les travaux sont aujourd’hui à un taux d’exécution de 65%, quand ceux des terrains d’entraînement et le village de la CAN (32 villas et un hôtel quatre étoiles) affichent 45 % d’exécution.

Mosengo-Omba a mis ensuite le cap sur San Pedro, le mardi 8 février. Il a pu visiter le stade en construction, ainsi que les terrains d’entrainement. Là-bas aussi tout avancerait bien. Pour ce qui concerne les infrastructures, il n’y aurait pas d’inquiétudes car la ville balnéaire possède déjà de nombreux hôtels et restaurants haut standing. Elle aurait seulement besoin de les remettre à niveau pour les aligner sur les normes de la CAF. Enfin, le mercredi 9 février, le secrétaire général a apprécié les travaux du stade Félix Houphouët Boigny fermé depuis plusieurs mois pour faire peau neuve.

Les stades en construction sont des bijoux

Pour ce qui concerne Yamoussoukro et Bouaké, les deux autres villes qui devraient accueillir les équipes de la CAN, il n’y a pas eu de visites car les infrastructures sportives seraient très pratiquement prêtes. Une fois les visites terminées, Mosengo-Omba a eu une séance de travail avec les responsables de l’Office National des Sports de Côte d’Ivoire sur plusieurs aspects techniques de l’ensemble des ouvrages. Le mercredi, au terme des trois jours d’inspection, il a tenu une conférence de presse pour exprimer sa satisfaction quant à l’état d’évolution des chantiers pour cette 34e édition de la CAN. « J’ai constaté que les choses avancent très bien. Les stades en construction sont des bijoux. La Côte d’ivoire a mis la barre très haut.», a déclaré le chef de la mission de la CAN. « Ce n’est pas encore fini, mais c’est très beau. Personnellement, je suis satisfait », a insisté Mosengo-Omba, qui pense que « La CAN en Côte d’Ivoire va être la référence en matière d’organisation de compétitions sur le continent ». Il assure qu’il n’y a pas d’inquiétudes à se faire car la locomotive d’Afrique de l’Ouest sera « à la hauteur des attentes et des défis ». A ceux qui pointent ici et là quelques retards, le Gabonais rappelle que même au Brésil, les tribunes n’étaient pas livrées avant la compétition. « Ne soyons pas trop durs avec nous-mêmes », a-t-il plaidé, alors que le Cameroun a été très critiqué pour ses manquements.

Quelques réserves tout de même

Le secrétaire général de la CAF souhaite toutefois maintenir une certaine pression sur la Côte d’Ivoire à qui il demande de livrer les ouvrages dans un délai de six mois, dans l’idéal. Il a aussi annoncé  l’ouverture d’un bureau de la CAF à Abidjan, en avril prochain. Soit plus d’un an avant l’organisation de la CAN, prévue du 23 juin au 23 juillet 2023. Un empressement qui laisse transparaître une certaine inquiétude. Ce bureau n’avait été installé au Cameroun que six mois avant la compétition… Pour certains, Mosengo-Omba a évité de semer le trouble dans les esprits et d’égratigner l’image de la Côte d’Ivoire. On sait déjà que la CAF a émis des réserves, notamment sur l’hébergement et la restauration, objet d’ailleurs d’une Commission au sein du comité d’organisation de la CAN (COCAN).

En vérité, les principaux hôtels de l’Etat n’ont pas encore eu droit à leur rénovation. C’est le cas de l’hôtel Président et l’hôtel des Parlementaires à Yamoussoukro. Annoncés en grande pompe il y a plusieurs mois, les travaux de rénovation de ces établissements emblématiques restent depuis lettre morte. A Bouaké, on s’inquiète de l’état du RAN Hôtel et surtout du retard pris dans la construction de l’établissement 4 étoiles censé accueillir les personnalités de la CAN 2023. Doit-on pour autant redouter le scénario camerounais des dernières minutes ? François Amichia, le président du COCAN rassure : « Le gouvernement ivoirien a pris toutes les dispositions, afin que pareille mésaventure n’arrive pas ». Croyons-le sur parole ! La Côte d’Ivoire joue sa réputation d’ailleurs.

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