Arrêt de la ligue : Bernard Caïazzo recadre sèchement Aulas

Fin du championnat – L’arrêt de la ligue 1 a fait des heureux en France. Pour la première fois de son histoire, le stade rennais découvrira la ligue des champions, à l’issue du classement final de la saison, stoppée lors de 28e journée en raison de la crise sanitaire que le pays traversait. L’Olympique marseillais ira également en ligue des champions la saison prochaine. Mais cette décision a aussi fait des mécontents, à l’instar de Jean-Michel Aulas, le président de l’OL. Le dirigeant de club français bataille aujourd’hui pour une reprise du championnat.

L’arrêt de la Ligue est-elle une décision prise par le gouvernement ou les instances dirigeantes du foot français ? Alors que le gouvernement présentait son plan de déconfinement, le premier ministre a annoncé que les évènements comme le football ne devraient pas reprendre avant le mois de septembre, sans pour autant décréter la fin de la saison. S’alignant sur cette décision, la Ligue de football professionnel a décrété la fin de la saison à la 28e journée, proposant par la même occasion une méthode de classement qui ne fait pas les affaires de l’OL, qui manquera la ligue des champions et l’Europa League. C’est donc avec raison que le dirigeant des gones s’est engagé dans une bataille pour la reprise du championnat afin qu’elle puisse aller à son terme. Mais JMA estime que certains présidents de clubs en France font barrage à cette décision pour la simple raison que l’arrêt du championnat les avantagerait. Sauvé d’une relégation après l’arrêt de la ligue, l’AS Saint Etienne s’est maintenu en ligue 1 pour la saison prochaine. Son président a brisé le silence pour mettre un terme à une nouvelle polémique qui enfle la toile depuis quelques jours.

«La Ligue ne doit pas, ne peut pas, répondre sur le champs en essayant visiblement de se défausser par avance. Il faut vraiment que la Ligue arrête de prendre des décisions sans réfléchir. Aujourd’hui le déficit d’exploitation est probablement de 800 millions d’euros. Il faut se mettre autour de la table et imaginer sérieusement ce qui est dans l’intérêt général du football. (…) Nous allons écrire de nouveau à la Ligue pour demander sous forme d’un recours gracieux qu’elle puisse revoir sa décision», lançait récemment le président de l’Olympique lyonnais. Jean-Michel Aulas, en dépit des nombreux revers, continue de rever d’une reprise du championnat français, après la décision du gouvernement d’interdire le football jusqu’au mois de septembre. Comme lui de nombreux dirigeants de clubs espéraient une reprise du championnat à partir du mois de juin : «Avant le 28 avril, on commençait à regarder comment reprendre, on était tous sur le pont. Waldemar avait proposé plusieurs idées, moi-même j’avais demandé des informations à Patrick Guillou pour savoir comment ça se passait en Allemagne. Tout le monde se préparait à reprendre et le 28 avril. Quelle ne fut pas notre surprise d’entendre le Premier ministre dire que « la saison 2019-2020 ne pourra pas reprendre ». Est-ce qu’il y a eu concertation avec les autres pays ? Non. Est-ce qu’il y a eu concertation avec les grands clubs de football ? Non. Moi je peux dire au nom de Première Ligue qu’il n’y a eu aucune concertation avec nous», a récemment révélé le président de Saint-Etienne. Le patron du club stéphanois est aussi revenu sur la polémique de l’arrêt de la saison.

Qui a décidé de mettre un terme au championnat ?

JMA continue de contester cette décision annoncée par la LFP et la fédération française de football. c’est au cœur de cette polémique que Bernard Caïazzo a pris la parole pour clarifier certains malentendus : «Je veux juste rétablir les faits, c’est une aberration totale de dire que c’est nous qui ne voulions pas reprendre. Personne ne se saborde, personne ne se suicide, personne dans le football n’avait envie de tuer notre économie et d’avoir 600 ou 700 millions de manques à gagner pour soi-disant protéger un classement.», explique le président de l’AS Saint Etienne.

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