Report OM – Rennes : Nicolas Holveck s’explique

Ligue 1 française – Le match tant attendu entre l’OM et le stade rennais, prévu pour le samedi dernier à 21h, sera finalement reporté à une date ultérieure, report occasionné suite à des incidents et scènes de violence constatées autour du stade d’entrainement, quelques heures avant le match. Dans son communiqué, l’association des joueurs de ligue 1 a fermement dénoncé l’attitude de ces supporters.

La 22e journée de Ligue 1 a bel et bien eu lieu, excepté la rencontre entre l’Olympique de Marseille et le stade rennais. Dans un communiqué officiel, la Ligue de football professionnel en France, a annoncé le report de cette rencontre, report lié à des scènes de violences constatées aux abords du camp d’entrainement du club phocéen. Dans la journée du samedi, des dizaines de supporters, visiblement agacés par les mesures de lutte contre la maladie à Covid-19 (Pas de supporters dans les stades), ont investi le camp d’entrainement des joueurs marseillais. Certains sont mêmes parvenus à entrer dans le camp d’entrainement, où ils se sont entretenus avec certains joueurs du vestiaire marseillais. Le président de rennes a été aussitôt contacté dès l’éclatement de l’incident, pour savoir s’il comptait malgré tout jouer cette rencontre comptant pour la 22e journée de ligue 1. La voix de la sagesse ayant primé sur l’amour pour le ballon rond, le président du club de Rennes se prononcera en faveur du match.

L’indignation était à son comble samedi dernier à Marseille après les incidents survenus autour du camp d’entrainement des marseillais. Quelques heures avant le derby face à Rennes, des supporters ont investi les abords du stade d’entrainement du club phocéen, une situation a laquelle le syndicat des joueurs de ligue n’a pas manqué de réagir : ««La LFP et Rennes ont tracé la route…  Notre football national n’avait vraiment pas besoin d’étaler ainsi à la une, depuis samedi, la sauvagerie de quelque 300 supporters, alors qu’il se bat pour continuer à exister. Heureusement, face à cette violence, le football français fait front et marche d’un même pas parce que cela n’est pas seulement l’affaire d’un club, parce que cela dépasse même le sport.  En reportant la rencontre et en affirmant qu’elle ne sanctionnera pas un club déjà lourdement frappé et meurtri, la LFP est allée dans ce sens. Et la réaction digne de l’adversaire, le Stade Rennais, par rapport au report est une autre lueur d’espoir, preuve que les clubs ont compris que c’est là l’affaire de tous.  Le décalage entre cette action préméditée, violente et les réalités de notre quotidien depuis un an est d’une abyssale indécence et questionne sur la place que certains donnent au football, qui n’est plus uniquement le terreau fertile de nos rêves, mais parfois aussi l’exutoire à toutes formes de violence, de rejet… C’est-à-dire à l’opposé des valeurs que ce sport entend véhiculer. Et véhicule le plus souvent !  Alors, oui, il faut condamner. Alors, oui, il faudra sanctionner et fortement pour ne plus avoir à revivre les mêmes scènes qui font de l’ombre à ce que le football apporte de meilleur en passion et unité dans les heures sombres que vit notre nation.», indique l’union des footballeurs dans un communiqué officiel.

La réaction du président rennais

«dès le début d’après-midi, j’étais en relation avec des personnes très proches de l’OM qui était à l’intérieur du centre d’entraînement. Je savais que l’atmosphère devenait de plus en plus pesante et que ça s’est transformé en débordement immaîtrisable avec des comportements extrêmement graves. Vers 17 h, la LFP m’a appelé en me disant qu’il y avait un trouble à l’ordre public au centre d’entraînement de l’OM et qu’ils étaient inquiets sur la tenue du match. J’ai donc pris acte de cette décision…Si on forçait la décision de la Ligue, en disant qu’on voulait jouer, et qu’il se passait quelque chose sur le trajet du bus de l’OM, c’était moi seul le responsable. C’était une décision de bon sens, de rationalité.», déclare Holveck.

Commentaire

0 Commentaire

Vous pouvez aussi aimer