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Abidjan : capitale économique ivoirienne

Abidjan est la capitale économique de la Côte d’Ivoire depuis que la ville de Yamoussoukro fut nommée capitale politique en 1983.

Fort de ses 4.707.000 habitants représentant au moins 20% de la population ivoirienne, Abidjan s’impose aujourd’hui comme une mégapole, la 3e plus grande dans l’espace francophone et la 2e d’Afrique de l’ouest après Lagos. Surnommée «La perle des Lagunes » et « Poumon de l’économie ivoirienne » Abidjan est considérée à juste titre comme une destination attractive autant pour les touristes que pour les hommes d’affaires.

Abidjan est la plus grande ville de Côte d’Ivoire avec ses 10 communes qui s’étendent sans cesse jusqu’à atteindre la périphérie de Bingerville et de Bassam. Il est aussi le poumon de l’économie avec 60% de l’économie nationale grâce notamment à son Port Autonome. Dès lors jetons un regard panoramique sur cette ville très importante pour la Côte d’Ivoire et pour la sous-région.

Histoire et Géographie de la ville

A l’origine, disons à l’époque coloniale, Abidjan était un tout petit village Atchan. Mais en 1896, la ville profita de la disgrâce de Bassam foudroyé par une épidémie de fièvre jaune. Pour fuir cette épidémie, l’administration coloniale s’installe à Abidjan loin de la zone touchée. Au début des années 1900 il bénéficie d’importants travaux, fort de son statut de pôle économique pour la diffusion des produits vers l’intérieur du pays. Petit à petit Abidjan se construit, d’abord Treichville, puis Plateau qui seront reliés en 1931 par un pont flottant à l’emplacement actuel du Pont Felix Houphouët Boigny. C’est en 1983 qu’Abidjan deviendra capitale de la Côte d’Ivoire après Bassam et Bingerville. C’est principalement après l’indépendance que la ville et les principales infrastructures actuelles datent de cette époque.
Abidjan est divisé en deux grandes parties que sont Abidjan nord et Abidjan sud et en dix communes que sont : Abobo, la plus peuplée, Adjamé le quartier commercial, Yopougon la plus grande commune, le Plateau la cité des affaires, Cocody réputée pour être un quartier chic, Treichville, Marcory, Koumassi, Port Bouet et Attiécoubé.

Politiques administrative et institutionnelle

De 1956 avec Houphouët Boigny à 2001, la ville d’Abidjan possédait un maire, mais à la faveur d’un nouveau découpage administratif l’érigeant en district Abidjan se dote d’un gouverneur, aujourd’hui Beugré Mambé. Désormais ce sont les communes qui ont un maire à leurs têtes.
Abidjan abrite jusqu’à ce jour la plus part des institutions ivoiriennes même si en théorie Yamoussoukro devrait en accueillir un bon nombre. Ainsi nous retrouvons à Abidjan, la Présidence, le gouvernement, les ministères, le Conseil Constitutionnel, le Parlement, la Cour des Comptes et la plus part des grands sièges des structures administratives à savoir les Impôts, les Douanes entre autres. L’essentiel de ses institutions est basé au Plateau, la commune administrative.
A côté de ses structures nationales, il y a une pléiade de sièges d’institutions internationales telles que la BAD, l’UNICEF, l’OMS, l’OHADA et de grandes industries ou entreprises telles que Carrefour. Toutes ces installations sont le fruit d’une diplomatie et d’une politique économique très attractive.

Société et économie de la capitale ivoirienne

La ville d’Abidjan a connu un boom démographique grâce à son statut de capitale économique qui attira une population venue de l’intérieur du pays pour profiter du rêve abidjanais, mais aussi une immigration importante des ressortissants de la sous-région mais aussi des Français, Libanais entre autres. Ainsi, de 50.000 habitants en 1950 elle compte aujourd’hui plus de 4.700.000 habitants. Cette population très diverse fait d’Abidjan une ville où plusieurs religions et langues se côtoient dans la cohésion et l’entente fraternelle. Grace à une politique éducative très judicieuse notamment dans les premières décennies après les indépendances, Abidjan accueille aujourd’hui des écoles de prestige comme le Lycée Classique, le Lycée Mamie Faitai, le Lycée Marie, le Lycée Blaise Pascal ou l’Université Felix Houphouët Boigny. Côté urbanisation, Abidjan est divisé en plusieurs secteurs, chaque commune ayant un statut précis comme évoqué plus haut. En revanche le district a perdu de sa superbe à cause par exemple de la dégradation des infrastructures routières et de l’insalubrité. C’est bien ironiquement que l’appellation de « Perle de la lagune » s’est transformée en « Perle des ordures ». Mais le Plan National de Développement adopté en 2012 essaye de son mieux de redonner à la ville sa beauté d’antan et de construire des routes avec récemment le projet du Metro d’Abidjan. Cependant la ville garde son statut de pôle économique avec son port, ses marchés, ses grandes surfaces de distributions, des zones industrielles, ses grands hôtels et restaurants, ses entreprises du Plateau etc.

Culture et sport de la ville d’Abidjan

Abidjan est un hub culturel et c’est peu de le dire. Institut français, Cathédrale Saint Paul et grande Mosquée du Plateau, Institut Goethe sont quelques lieux clés de la vie culturelle nationale. A côté de ses sites nous notons des évènements culturels, sportifs ou musicales comme le MASA, le FEMUA, Festival Abi Reggae, Festi-glaces, l’Afrique a un incroyable talent, Le parlement du Rire et récemment les Jeux de la Francophonie. La ville montre à travers ces spectacles et expositions sa capacité d’accueil et l’hospitalité légendaire des Ivoiriens. Côté musique et ambiance la ville a la sulfureuse réputation d’être la « capitale de la joie » avec son coupé décalé, ses artistes à la stature internationale, ses bars et lieux de plaisirs notamment à la Rue Princesse à Yopougon ou en Zone 4 à Marcory.

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