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Afrique du Sud : syndicat de la métallurgie récuse Ramaphosa comme successeur de Zuma

L’Union nationale des travailleurs de la métallurgie d’Afrique du Sud (NUMSA), a récusé l’actuel vice-président du Congrès national africain (ANC, au pouvoir) Cyril Ramaphosa, comme successeur du président Jacob de Zuma

La NUMSA a faite sortie au lendemain de l’approbation récente par le Congrès des syndicats sud-africains (COSATU) de Ramaphosa à la place du président Zuma, à la veille des scrutins présidentiels de 2017 au nom de l’ANC, en raison de l’incapacité de Zuma à se comporter de
‘’façon satisfaisante’’ en tant que leader du pays et du parti.

Le Secrétaire général de NUMSA, Irvin Jim, a déclaré que le syndicat était “dégoûté” par la décision prise par le Comité exécutif central du COSATU de choisir Ramaphosa “pour prendre la tête de l’ANC, faire campagne et mener des activités de lobbying pour influencer les
structures de l’ANC à soutenir sa position”.

La fédération syndicale avait déclaré : “Le comité exécutif central du COSATU décide de soutenir Ramaphosa pour prendre les rênes du parti comme prochain président de l’ANC. La direction de l’ANC qui doit être
élue doit s’engager à lutter contre la corruption et à unifier le parti”.

Jim a fustigé la décision du COSATU en ces termes : “D’emblée, la NUMSA a clairement fait comprendre que Cyril Ramaphosa était un ennemi de la classe ouvrière”.

“Il s’est systématiquement attaqué aux acquis obtenus de haute lutte par les travailleurs et défendu les intérêts de la classe capitaliste exploitante, plus récemment quand il a soutenu une législation pour maintenir les salaires de misère et la surexploitation de la
main-d’œuvre noire et africaine qui a été déguisée en salaire minimum national, à un niveau qui maintiendra des millions d’ouvriers dans des salaires d’esclaves’’, a –t-il expliqué.

“Pire encore, a-t-il poursuivi, en tant que directeur de la mine Lonmin Platinum, il a été directement impliqué dans le massacre de 34 travailleurs de Marikana (le 16 août 2012) qui exigeait un salaire minimum de 1.250 USD.

Selon lui, ‘’en annonçant maintenant un salaire minimum national de 250 USD par mois, il crache sur les tombes de ces travailleurs qui ont souffert de l’exploitation jusqu’à ce que les agents oppresseurs de l’Etat
capitaliste leur ôtent la vie”.

Jim a ajouté qu’un gouvernement dirigé par l’ANC sous Ramaphosa ne ferait que “continuer à consolider le pouvoir du monopole capitaliste blanc et à dire aux agences de notation de crédit que l’Afrique du Sud
est un bon endroit pour investir et exploiter nos ressources naturelles et notre main-d’œuvre bon marché”.

Source : NM/daj/fss/of/APA

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