Programme économique de Macron : un point sur ses fiscalité et prélèvements obligatoires

Emmanuel Macron, le fondateur du mouvement d’En Marche, a été élu vainqueur du premier tour de l’élection présidentielle française d’hier 23 avril 2017. Le candidat, dans son discours de remerciement, s’était déjà projeté dans l’avenir. Le volet économique, particulièrement en matière fiscale, sera sans doute le plus gros défi.

Décharger les ménages d’un impôt insoutenable et inéquitable

Pour le candidat de l’En Marche et peut être pour la plus part des foyers français le montant de la taxe par habitation est trop élevée. Elle s’élève à 600 Euros par an en moyenne (soit environ 393.575 Franc CFA). Cette taxe serait inégalement et injustement repartie. Les zones économiques au faible pouvoir d’achat payent plus chers que celles au pouvoir d’achat élevée. Par exemple à Marseille elle s’élèverait à 1385  €, à Amiens 1206 € alors qu’une ville au fort pouvoir d’achat comme Paris n’est soumis qu’à une taxe de 481 €. Cette taxe est appliquée selon la qualité du logement occupé mais Emmanuel estime que ce critère est désuet parce que les chiffres ne sont pas régulièrement mis à jour selon l’évolution sociale. Cet état des choses Macron entend y mettre fin en proposant d’exonérer d’ici 2020 4 Français sur 5 des taxes d’habitation. Cette exonération se fera étape par étape, une sorte d’allègement progressive. Il reviendra à l’Etat de payer cette taxe à la place des ménages. Cependant seuls les foyers ayant un revenu mensuel inférieur à 5000 € (3.279.785 Franc CFA) seront exempts de cette taxe par habitation. Cela permettrait de soutenir le pouvoir d’achat des classes moyennes et populaires.

Réduire les couts des cotisations et des impôts par travailleur

Emmanuel Macron pense que la protection sociale en France est encore trop dépendante des cotisations, lesquelles sont trop élevées. Les fonctionnaires et travailleurs devraient cotiser moins et jouir de plus d’assurance en cas de maladie et de chômage. Or pour Emmanuel Macron c’est l’inverse. La CSG (la Contribution Sociale Généralisée), organe de tutelle, prélèverait aux travailleurs plus qu’il n’en faut et surtout plus qu’ils n’en peuvent. Emmanuel Macron prévoit supprimer les cotisations salariales maladie et chômage pour les travailleurs du privé (3,15 points). L’Etat se proposera de financer ces cotisations à hauteur de 1,5 point. D’un autre côté l’Etat veut rétablir l’exonération sur les heures supplémentaires et les prélèvements sociaux.
L’impôt collectif appliqué jusqu’ici aux couples pourrait devenir un impôt individuel. Le constat est que les couples payent plus d’impôt que les célibataires. Le candidat d’En Marche estime que cela devrait être l’inverse. Cette situation pèse sur le couple et surtout sur le membre du couple qui a un faible revenu, généralement la femme. Il veut proposer aux couples le choix d’un impôt individuel qui les soulagerait considérablement. Ces mesures qui permettront aux Français de mieux vivre ne sont pas sans contrepartie. Leurs coûts s’élèvent à 4,5 milliards €. Le candidat d’En Marche a prévu pour cela un cadrage budgétaire pour les amortir.

Encourager l’investissement en France

Pour Emmanuel Macron le système fiscal français est un système contraignant et donc dissuasif. Il n’encouragerait pas l’investissement à cause de ses nombreuses impositions fiscales qui se chevauchent sans discontinuer. Le climat de l’entrepreneuriat ne serait pas aussi attractif que chez les voisins comme l’Allemagne ou même l’Espagne. A la place de cette fiscalité dissuasive Emmanuel Macron propose de créer un Prélèvement Forfaitaire Unique (PFU) de l’ordre de 30%. Cela permettrait d’écraser tous les prélèvements existants en un seul plus équitable et honnête. Maintenu à un taux de 30%, le PFU permettrait de financer la hausse du CSG sur les revenus du capital envers de la baisse des cotisations.
Dans la même veine Emmanuel Macron propose aux grandes fortunes de France, l’Impôt sur la Fortune Immobilière (IFI) au lieu de l’Impôt de Solidarité sur la Fortune (ISF). Celle-ci est un impôt prélevé sur les personnes les plus riches de France. Elle représente environ 1% des recettes fiscales en France. Pour soulager ces grandes fortunes de France, le candidat d’En Marche propose l’Impôt sur la Fortune Immobilière moins « injuste » pour les plus gros contribuables de France. Pour lui l’ISF frappait durablement les fortunes de France et leurs sociétés ce qui découragerait l’installation en France de personnes riches et donc ce qui provoquerait la fuite des capitaux ou pousserait les investisseurs à éviter la destination France. Cette mesure entraine également un déficit de 2 milliards d’Euros. Une perte qu’Emmanuel Macron compte amortir par le prélèvement forfaitaire sur les revenus du capital.
Le candidat d’En Marche veut faire de la France, ou du moins de la France économique, un espace de forte attractivité, un paradis des finances et des investissements par ces séries d’allègements. Mais également c’est une meilleure vie de tous les Français au-delà des classes sociales et des partis qu’il vise. A deux semaines du second tour, peut être que ce programme économique sur la fiscalité et les prélèvements obligatoires fera la différence au soir du 7 mai 2017.

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