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Le Burkina sort ses preuves contre Guillaume Soro

Les chosent se précisent en ce qui concerne le mandat d’arrêt émis contre le numéro 2 de la Côte d’Ivoire

Le Burkina présente finalement au grand jour les preuves qui incrimineraient le président de l’Assemblée nationale ivoirienne Guillaume Soro. Un nouveau rebondissement dans l’affaire qui manifestement prend des proportions importantes au fil des jours passant. Le numéro 2 de la Côte d’Ivoire est dans le collimateur des autorités judiciaires burkinabè depuis le mois de novembre dernier. Vu l’ampleur de la crise, la présidence ivoirienne est montée au créneau pour apaiser les tensions et proposer une issue pacifique à la crise diplomatique qui dure depuis des mois. Visiblement, l’appel d’Abidjan n’a pas été entendu par Ouagadougou qui vient de brandir deux preuves contre le chef du parlement ivoirien dans le putsch du 17 septembre dernier. Cette posture offensive de la justice burkinabè laisse présager de sérieux doutes sur la volonté des autorités du Faso à résoudre pacifiquement les tensions avec la Côte d’Ivoire.

Ce que la Haute-Volta reproche à Soro

Le pays des hommes intègres vient de lancer deux glaives qui viennent encore une nouvelle fois fragiliser la notoriété du chef de l’hémicycle. Selon la justice burkinabè, des centaines de gilets pare-balle et des grenades auraient été découverts dans la résidence de Soro située à Ouagadougou la capitale. Au plus fort des polémiques sur l’authenticité de la fameuse conversation téléphonique, le domicile burkinabè du numéro de la nation ivoirienne avait été perquisitionné suite aux soupçons qui pesaient sur lui. Les conclusions de la fouille n’avaient jusque-là pas été révélées, ou du moins étaient ignorées de l’opinion publique. A ce premier argument présenté vient se greffer l’aller-retour effectué par un hélicoptère de l’armée du Faso entre les deux pays, et ce, deux jours après la tentative de déstabilisation du gouvernement de transition. Passés devant les tribunaux, certains occupants de l’appareil auraient, selon Ouagadougou, avoué avoir reçu d’Abidjan un appui financier et matériel. Le président de l’Assemblée ivoirienne qui, récemment avait bénéficié du soutien de ses pairs, hélas encore épinglé. Même si les soutiens pour lui se multiplient au niveau national, sa côte de popularité en dehors de nos frontières est moins rayonnante.

Vers une séparation des deux voisins ?

L’opinion publique et international s’interrogent, et cela à juste raison, sur l’avenir des relations ivoiro-burkinabé dans le climat de tension politique actuel. Les liens séculaires qui autrefois faisaient des deux peuples une même famille semblent se détériorer chaque jour qui passe. La solution pacifique proposée par la Côte d’Ivoire au nom de l’intérêt commun n’a pas apaisé les ardeurs de l’autre côté. Face à la détermination du Faso, le soutien de l’état ivoirien au numéro 2 de la nation pourrait prendre plus d’ampleur. Si les deux nations campent sur leurs différents points de vue, il y’a de grandes chances d’assister malheureusement au divorce entre les deux amis de longue date.

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