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Cote d’ivoire : L’Attentat de Bassam visait-il la France ?

La Côte d’Ivoire est toujours sous le choc de l’attentat qui a frappé la ville de Grand Bassam dimanche dernier. Après l’attaque, les réactions de condamnation se sont manifestées à travers le monde, particulièrement en France car plusieurs observateurs estiment que les djihadistes visaient en réalité les intérêts de ce pays

Le pays se remet difficilement de la tragédie dominicale

En Côte d’Ivoire, la psychose se lit encore sur les visages après l’attentat terroriste survenu le dimanche 13 mars dans la ville de Grand Bassam. L’actualité ivoirienne est encore dominée par cette tragédie qui aurait fait 18 morts et plus de 30 blessés. Au lendemain des faits, les populations vaquent timidement à leurs occupations dans le district d’Abidjan, mais avec toujours la méfiance dans l’âme. Les autorités ont pourtant relevé le niveau d’alerte et renforcé la sécurité sur toute l’étendue du territoire national. La stupeur qui règne encore se justifie par le fait que la cellule djihadiste qui à l’origine des attentats a menacé le lundi de s’en prendre aux intérêts français, une information transmise par le quotidien Le Parisien.

La Côte d’Ivoire est un important partenaire commercial pour la France

C’est un fait connu de tous, la France est le premier partenaire commercial de notre pays en Afrique Occidentale noire, et ce depuis des dizaines d’années. L’an dernier, la balance des échanges entre les deux nations a progressé de 9% pour le premier semestre de l’année. Le volume des transactions pesait quelques 891 millions d’euros avec un excédent commercial qui s’est rétracté de (-16%) en 2015 au cours des six premiers mois. En Afrique noire, notre pays est, après l’Afrique du Sud et le Nigéria, le troisième partenaire commercial de l’Hexagone. Le territoire ivoirien était donc une cible idéale pour les assaillants eu égard des échanges économiques très importants qui lie les deux Etats.

L’attentat terroriste a aussi frappé d’autres partenaires de l’état français

Avant la République de Côte d’Ivoire, d’autres pays africains qui sont liés économiquement lié à la France ont subi le même sort. C’est le cas du Radisson Hôtel Blu du Mali le 20 novembre dernier, une offensive islamiste qui a eu lieu juste une semaine après les attentats parisiens. Quelques jours plus tard, plus précisément le 24 novembre, les islamistes frappent à nouveau en Tunisie, un autre état proche gouvernement français. Mi-janvier, les djihadistes font un carnage au Splendid Hôtel de Ouagadougou, un luxueux complexe où étaient logés plusieurs ressortissants européens. Le risque d’une attaque du territoire ivoirien était donc plus qu’évident.

A Bassam comme ailleurs, les balles n’ont pourtant pas fait de distinction

L’opération d’identification des victimes est toujours en cours mais l’origine de certaines personnes décédées le dimanche est déjà connue. On compte quatre français, parmi les 15 civils lâchement assassinées le dimanche à dans l’attentat de Grand Bassam. La directrice de l’Institut Goethe, une allemande bien connue au pays, a aussi perdu la vie. En résumé, le bilan actuel fait état de 5 personnes de race blanche tuées pendant la fusillade au bord de la station balnéaire. Les 10 victimes restantes pourraient toutes être des personnes de race noire, parmi eux quelques ivoiriens. Si l’attaque avait pour objectif de nuire uniquement aux intérêts français, quelle raison aurait poussé les terroristes à ôter la vie à des gens qui apparemment n’ont aucun lien avec la France ? En plus, les témoins des faits ont affirmé que les assaillants tiraient dans tous les sens sans distinction, une attitude qui relève plus d’un carnage que d’une attaque ciblée. Nuire aux intérêts des occidentaux est simplement un prétexte avancé par les islamistes pour répandre une idéologie qui ne sert que leurs propres causes.

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