Cote d’ivoire : des tirs retentissent à Yamoussoukro

Depuis ce matin, la ville des Lacs symbole de l’héritage du président Felix Houphouët Boigny est sous les tirs des occupants de Zambakro.

Des tirs sont entendus dans le centre-ville de Yamoussoukro depuis plus d’une heure maintenant. A l’origine de ces coups de feu, une revendication des gendarmes qui se sentent exclut, des remodelages faits pour changer les conditions de vies des mutins.

Les mutins entendus et payés

La mutinerie de Bouaké a fait à nouveau la une de l’actualité ivoirienne, pendant plus d’une semaine. C’est le 12 Janvier que tout a commencé du côté de Bouaké. Et de grandes villes à la suite ont été touché pour protestés contre des primes impayés et des conditions de vie regrettable. Mais il a fallu moins de 24h pour étendre ces tirs sporadiques à Daloa, Korhogo et Man. Abidjan n’est resté en marge de cette revendication. Barrage aux alentours du nouveau et de l’ancien camp d’Akouédo, ont montré au pouvoir la prise de position des occupants de ces deux zones. Les militaires ont manifesté leur mécontentement en tirant des coups de feu en l’air dans la nuit du mercredi à jeudi, des tirs qui se sont poursuivis également durant toute la matinée. Désemparés, de nombreux commerces ont dû mettre la clé sous le paillasson.

Après de longs troubles menés les mutins hier ont eu gain de causes. Une partie des militaires à l’origine de la mutinerie de début janvier a reçu comme promis vendredi 13 janvier une partie des primes réclamées, a-t-on appris ce lundi. D’autres virements devraient suivre. « Ils ont été virés [ont reçu des virements, ndlr] dans certaines banques » a affirmé à l’AFP un officier supérieur de l’armée ivoirienne. Ce premier virement est de 5 millions de francs CFA (7 500 euros). D’autres versements devraient suivre d’ici la fin de l’année, puisque selon cette même source, un total de 12 millions de francs CFA (18 000 euros) aurait finalement été promis à chacun. « Chaque soldat a reçu 5 millions sur son compte »



La colère des autres corps d’armes

Une partie de l’armée étant lésé dans les gains versés hier est rentré en grève pour compléter la longue liste de grève en cours. En effet les FDS (Force de Défense et de Sécurité), ont commencé a promulgué depuis quelques sur les réseaux sociaux des messages à leurs frères d’armes afin de rendre effectivement une grève pour leur mécontentement. Non, entendu depuis ce lundi les camps de Zambakro, de Daloa ainsi que d’autres villes.

Rappel des revendications militaires

« Il y’avait plusieurs revendications puisque nous avons pu recevoir de ces militaires une liste de revendications qui principalement tournaient autour des paiements des primes à temps, autour des grades, de durée de temps pour passer au grade supérieur. Il y’avait également des revendications notamment sur les conditions de vie du militaire et aussi des éclaircissements donnés sur une supposée prime ECOMOG», avait annoncé le ministre Alain Donwahi le 6 janvier dernier sur les antennes de la télévision nationale. Comme on peut le voir, les revendications portent essentiellement sur des préoccupations financières, mais combien ? Seule certitude, « Nous attendons notre argent demain », confie un militaire.

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