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Attaque de Bassam : quatre complices des djihadistes arrêtés

Dans le cadre de l’enquête sur l’attaque terroriste de Bassam, les autorités ivoiriennes ont arrêté quatre complices dans la nuit du samedi 19 mars au dimanche 20 mars 2016. Ces personnes auraient aidé les djihadistes à orchestrer l’attentat de la cité balnéaire le 13 mars dernier. Parmi les prévenus, trois individus de nationalité étrangère et un suspect d’origine ivoirienne.

Les premiers suspects de l’attentat du 13 mars arrêtés à Abidjan

L’enquête sur l’attaque meurtrière de Bassam commence à porter ses premiers fruits. Dans la nuit du samedi 19 mars au dimanche 20 mars 2016, les forces spéciales ivoiriennes ont arrêté quatre personnes dans le district d’Abidjan. Ces individus auraient des liens avec les trois djihadistes qui ont perpétré l’attentat terroriste de la cité balnéaire située à 45 kilomètres de la capitale ivoirienne. La théorie selon laquelle les assaillants ont bénéficié d’un soutien en interne se confirme donc par cette arrestation. Pour le moment, l’identité des prévenus n’a pas encore été révélée. Mais trois parmi eux sont des ressortissants étrangers et le dernier est un citoyen ivoirien. Ces interpellations interviennent une semaine après la fusillade meurtrière qui a fait 19 morts et plus de 30 blessés dans la première capitale de la Côte d’Ivoire.

Les prévenus de l’attaque de Bassam interpellés dans deux communes

L’actualité en Côte d’Ivoire est dominée par l’arrestation des premières personnes accusées de complicité avec les assaillants. En effet, quatre individus complices des terroristes ont été arrêtés dans deux différentes communes du district d’Abidjan. Les trois premiers suspects ont été appréhendés à Adjouffou, une périphérie populaire située dans la commune de Port-Bouët. C’est dans ce quartier que se trouve la principale voie qui mène à la ville historique de Bassam. Le dernier suspect a été arrêté à Cocody, plus précisément dans le quartier d’Angré. Cette agglomération est très éloignée du lieu des attaques, contrairement à la commune de Port-Bouët située à proximité de la cité balnéaire attaquée le dimanche 13 mars 2016.

Les terroristes de la cité balnéaire appréhendés grâce à un téléphone

Les forces spéciales ivoiriennes ont mis la main sur une pièce à conviction très importante sur le lieu des attaques. Il s’agit d’un téléphone portable retrouvé sur l’un des djihadistes. La saisie de ce précieux indice avait été annoncée sur les antennes nationales par Hamed Bakayoko, ministre d’Etat ivoirien chargé de la sécurité intérieure. L’appareil a été par la suite transmis à la police scientifique pour éplucher le contenu. C’est grâce à cette piste que les enquêteurs ont pu remonter jusqu’aux quatre individus suspectés de complicité avec le groupe AQMI, Al Qaïda au Maghreb Islamique.

Un ivoirien parmi les complices de l’attentat à Bassam

Les spécialistes des questions terroristes étaient tous unanimes sur la théorie d’une éventuelle complicité interne. Selon eux, les djihadistes ont réussi à mener leurs opérations avec l’aide de certains complices vivant en Côte d’Ivoire. Cette thèse défendue par ces experts a été corroborée par les différentes interpellations survenues les 19 et 20 mars 2016. A l’instar des victimes qui étaient de différentes nationalités, les présumés interpellés sont aussi originaires de deux pays différents. Parmi les individus appréhendés, on dénombre trois expatriés d’origine malienne et un ressortissant de nationalité ivoirienne. Un ivoirien a aidé les assaillants à semer la terreur et le désordre dans sa patrie. Pour l’instant, on ignore les raisons qui ont poussé ce citoyen à rejoindre l’ennemie pour combattre son propre pays. Les résultats définitifs de l’enquête nous en diront un peu plus.

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