Donald Trump se penche sur le cas de la Chine

Parallèlement à ces nominations, le milliardaire s’efforce de concrétiser sa promesse de rapatrier des milliers d’emplois partis dans des pays où la main d’œuvre est bon marché.

Donald Trump s’est choisi mercredi pour ambassadeur à Pékin le gouverneur de l’Iowa Terry Brandstad, un « vieil ami de la Chine » qui devrait rassurer ce pays, cible de multiples attaques du futur président américain, en attendant la nomination du secrétaire d’Etat.

La démocratie diplomatique du futur président

Depuis des mois, Donald Trump s’en prend régulièrement à la Chine, l’accusant notamment de concurrence déloyale dans le domaine commercial. Il a aussi rompu la semaine dernière avec 40 ans de tradition diplomatique en parlant au téléphone avec la présidente de Taïwan. Les Etats-Unis, pour ne pas froisser Pékin, n’entretiennent aucune relation diplomatique avec l’île. La diplomatie chinoise a salué M. Branstad, 70 ans, comme un « vieil ami », espérant qu’il contribuerait « au développement des relations bilatérales ». La nomination de M. Branstad s’ajoute à la douzaine de personnes déjà désignées pour l’administration Trump, même si on ignore encore qui prendra l’influent poste de chef de la diplomatie. La nomination, a-t-il assuré, devrait intervenir la semaine prochaine. Et parmi les multiples noms cités, l’un des derniers en date est celui du président du géant pétrolier ExxonMobil, Rex Tillerson.

La chine s’en sort économiquement malgré la victoire de Trump

La Chine, contre toute attente, a vu ses importations rebondir vigoureusement en novembre, tandis que ses exportations se stabilisaient, confirmant une précaire reprise de son économie dans un environnement mondial compliqué par la victoire de Donald Trump. Les importations du géant asiatique, principale puissance commerciale de la planète, ont gonflé de 6,7% le mois dernier, à 152,2 milliards de dollars, a annoncé jeudi l’administration des Douanes. De quoi prendre de court les experts sondés par l’agence Bloomberg, qui s’attendaient à un sensible repli, en ligne avec les baisses des deux mois précédents.

La taxe sur les importations chinoises revue à la baisse

La superfluité commerciale chinoise, prompt par le repli des exportations, a plongé le mois dernier par rapport à novembre 2015, à 44,6 milliards de dollars. Or, cet excédent est pour le régime communiste une source cruciale de devises étrangères: le gonflement des montants importés, dans le sillage du renchérissement des matières premières, va limiter les entrées de dollars via les achats de la Chine. Cela « devrait affaiblir la capacité de la Chine à modérer l’hémorragie de capitaux hors du pays », note M. Yeung.

De fait, de colossales fuites de capitaux pèsent sur la monnaie chinoise et Pékin puise abondamment dans ses réserves de change pour racheter des yuans et donc en soutenir le cours. Enfin, la conjoncture intérieure reste précaire: l’industrie en Chine est toujours plombée par des surcapacités massives; l’envolée de l’endettement inquiète; la croissance ne résiste que grâce à une bulle alarmante du secteur immobilier. Et le sursis dont bénéficient les échanges du pays pourrait rapidement s’estomper, assombri par d’éventuelles tensions avec les Etats-Unis, deuxième partenaire commercial de Pékin après l’Union européenne. Le président élu Donald Trump a en effet promis d’imposer une taxe prohibitive de 45% sur les importations chinoises. Une telle mesure s’avérerait difficile à mettre en place et affecterait des groupes américains eux-mêmes; mais l’impétueux milliardaire pourrait adopter des pénalités de moindre intensité.


  
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