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Côte d’Ivoire factures d’électricité : ça chauffe toujours à Bouaké

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Alors qu’on s’attendait à un retour au calme partout en Côte d’Ivoire dès le lundi 25 juillet 2016, des manifestations contre les factures d’électricité ont à nouveau eu lieu à Bouaké. Mais cette fois, ce sont les femmes qui sont sorties massivement pour protester devant le camp militaire de la ville où seraient détenus une cinquantaine de manifestants arrêtés après les pillages du vendredi dernier. Elles demandent la libération de leurs époux, enfants et frères qui auraient été injustement inculpés dans le cadre de l’enquête sur les actes de vandalisme perpétrés dans la journée du 22 juillet.

Les manifestations contre la CIE se poursuivent toujours

En Côte d’Ivoire, le bras de fer qui oppose la CIE et ses abonnés à propos des factures d’électricité ne connaîtra pas de répit si tôt. La grogne sociale qui a partiellement paralysé plusieurs villes du pays la semaine dernière s’invite encore cette semaine au cœur de l’actualité ivoirienne. Alors qu’on s’attendait à une accalmie sur toute l’étendue du territoire national, de nouvelles tensions ont éclaté à Bouaké où environ cinquante personnes ont été mises aux arrêts suite aux actes de pillages perpétrés lors de la manifestation du 22 juillet 2016. Les femmes ont à leur tour jonché les rues de la ville le lundi 25 juillet pour crier leur mécontentement et demander à ce que leurs maris, enfants et frères mis aux arrêts la semaine dernière soient relâchés. Cette manifestation intervient un peu plus de 24 heures après l’après ‘‘l’étalement du règlement de la facture d’électricité du mois de juillet’’ sur les 12 prochains mois à venir. Cette alternative qui fait plus ou moins partie de ce que proposent les ivoiriens pour apaiser les tensions sociales n’a pas épargné le pays d’une nouvelle contestation populaire.

Le sort des manifestants arrêtés inconnu en Côte d’Ivoire

C’est un peu avec la peur au ventre que les femmes ont envahie le lundi l’entrée du camp militaire de Bouaké pour demander la libération de leurs proches : « j’ai peur pour mon mari, c’est pourquoi je suis venu marcher pour qu’on le libère », nous confiait par téléphone Sita Camara, une manifestante sans nouvelles de son époux. Les autorités ivoiriennes avaient annoncé des sanctions contre tous les individus reconnus coupables de pillage. A titre de rappel, certains manifestants se sont adonnés à des actes de vandalisme en marge des protestations contre le coût élevé des factures d’électricité en Côte d’Ivoire. Les locaux de la NSIA Banque et Assurances ont été saccagés par des voyous avec plusieurs biens matériels emportés dans la foulée de la contestation populaire. Mais pour l’heure, nulle ne sait le sort que réserve les autorités ivoiriennes à ces personnes actuellement en détention pour avoir participé ou organisé ces pillages. La justice ne sait pas encore prononcée car les enquêtes se poursuivent toujours pour identifier les autres coupables.

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