France

Présidentielle 2017 Sarkozy candidat : l’illusion du grand retour en France ?

Après l’échec de 2012, l’ex-chef d’Etat français pourrait signer son come-back à l’occasion de l’élection présidentielle de 2017. Après un suspens interminable, Nicolas Sarkozy a annoncé ce lundi 22 août 2016 qu’il serait candidat à la prochaine échéance électorale française. Il a officialisé sa candidature dans son tout dernier livre « Tout pour la France » qui paraîtra le mercredi 24 août. Mais ce grand retour sur la scène politique de l’ancien président français n’est-il pas en réalité une illusion ?

L’ex-chef d’Etat français déclare officiellement sa candidature

Très attendu par ses partisans à l’occasion de l’élection présidentielle 2017 dans l’Hexagone, Nicolas Sarkozy a mis fin au suspense ce 22 août en annonçant officiellement sa candidature. L’ancien chef d’Etat français sera bel et bien candidat à la prochaine échéance électorale qui aura lieu en France en dépit d’un climat politique qui lui est un peu défavorable en France. A travers cette candidature, il signe ainsi son grand retour dans la vie politique de son pays et aussi sur la scène internationale. Mais les choses ne seront pas aussi simples pour lui comme en 2007 où les sondages le plaçaient en tête des intentions de vote face à ses adversaires. Considéré par ses détracteurs comme responsable de certains maux qui minent la société française (hausse du chômage, baisse du pouvoir d’achat…), le chef du parti des Républicains aura plus d’obstacles à franchir pour cette fois avant d’espérer être élu de nouveau Président. Ses démêlés avec la justice française, sa baisse de popularité au sein de son propre camp sont autant d’arguments jouant en sa défaveur et portant plus à croire en l’illusion plutôt qu’au retour triomphal.

Avant la présidentielle 2017, les primaires d’abord

Avant d’envisager des perspectives pour le prochain scrutin présidentiel en France, Nicolas Sarkozy devra d’abord confirmer son statut de favoris au sein de son propre camp. Pour cela, il devra d’abord remporter les primaires qui se tiendront au mois de novembre. Si la présidence du parti a été acquise sans grande difficulté, les primaires à droite seront beaucoup plus serrés. Des figures politiques comme François Fillon (ex-premier ministre français) ou Alain Juppé (maire de Bordeaux), font office de grands favoris pour la présidentielle de 2017 dans le camp des Républicains. Au regard de la popularité dont jouit Juppé au sein de la droite, il sera difficile pour Sarkozy de le battre lors primaires de novembre prochain.

Sarkozy candidat mais toujours dans le collimateur de la justice française

Autre obstacle que devra balayer l’ancien président français pour prétendre à la magistrature suprême en France, ses ennuis avec la justice. Après sa défaite en 2012, l’ex-président français s’est retrouvé à plusieurs reprises devant les juridictions françaises. Il y’a d’abord l’affaire de financement illégale de sa campagne avec des fonds en provenance de la Libye. L’ancien guide libyen Mouammar Kadhafi avait affirmé avoir financé la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007, une information démentie par ce dernier jusqu’aujourd’hui. La justice française n’a pas encore tranché sur l’affaire. Mais si la culpabilité de l’ancien président français est avérée, il devra probablement faire une croix sur son intention de briguer la magistrature suprême. L’autre sujet dans lequel le candidat de la droite est cité, l’affaire des écoutes téléphoniques que certains nomment affaire Bismuth. Sarkozy est mis en cause dans une conversation téléphonique dans laquelle il auprès pris l’identité d’un certain Paul Bismuth et aurait sollicité les services d’un juge français pour avoir des informations sur le dossier Bettencourt. En retour, le chef du Parti des Républicains aurait proposé à son interlocuteur d’user de son influence en vue de le nommer à un poste plus important. La justice doit également rendre son verdict dans cette affaire qui pourrait porter préjudice au futur candidat.
Avec les dossiers qui l’attendent, c’est probablement le calme avant la tempête pour l’ex-chef d’Etat français. Avec une popularité en baisse, difficile d’envisager un avenir politique glorieux pour lui. Toutefois, la fronde à laquelle est confrontée le président Hollande est une carte qui jouera largement en faveur du candidat de droite, à condition que le FN qui grimpe dans les sondages ne crée la surprise lors la présidentielle 2017 en France.

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