Pascal Affi favorable à un report de la présidentielle du 31 octobre

Election en Côte d’Ivoire – Le président du front populaire ivoirien a rencontré des émissaires de la CEDEAO et de l’union Africaine, à l’occasion d’une mission de la communauté internationale. L’objectif de cette mission conjointe était de s’assurer du bon déroulement du processus électoral mais surtout de l’organisation d’une élection transparente et inclusive.

Pascal Affi N’Guessan vient de rejoindre la liste des opposants ivoiriens favorables à un report de la présidentielle ivoirienne. Prévue pour le 31 octobre prochain, cette élection se déroulera entre quatre candidats dont le président sortant Ouattara Alassane. La mission conjointe de la communauté internationale a rencontré à tour de rôles plusieurs personnalités de l’opposition ivoirienne. Parmi les personnalités rencontrées, le président du front populaire ivoirien, Pascal Affi N’Guessan. Au sortie de sa rencontre avec la mission conjointe CEDEAO UA, le président du FPI a plaidé pour un report de la présidentielle du 31 octobre, estimant que les conditions pour des élections transparentes n’avaient pas été réunies alors que nous sommes à trois semaines de la tenue du premier tour du scrutin présidentiel. Pour le gouvernement ivoirien, aucun report n’est pour l’heure envisagé, même son de cloche à la commission électorale indépendante.

Pascal Affi N’Guessan souhaite un report de la présidentielle ivoirienne du 31 octobre prochain. Le président du front populaire ivoirien a indiqué au cours d’une rencontre avec la communauté internationale que le scrutin du 31 octobre devrait être reporté, pour la simple raison que les conditions nécessaires pour des élections inclusives et transparentes, n’avaient pas été encore réunies à ce jour : «Nous avons fait partager à la mission de la Cedeao, de l’Union africaine (Ua) et les Nations-Unies, nos préoccupations par rapport à la tenue de l’élection présidentielle actuelle, alors qu’aucune condition n’est réunie pour le faire. Nous avons salué leur présence, parce que la communauté a pris conscience des risques que comporte ce scrutin. En conséquence nous avons réitéré nos propositions. D’abord, pour que la Commission électorale indépendante (Cei) soit reformée, que le Conseil constitutionnel aussi ait à sa tête une autorité qui inspire confiance, qui peut nous rassurer quant à la proclamation effective des résultats issues des urnes, et que tout soit mis en œuvre pour que, aussi bien au niveau local qu’au niveau central, l’opposition soit dignement représentée et que ces élections à venir se tiennent dans la paix et la stabilité. En conséquence, étant donné le temps qui nous reste, il faut nécessairement reporter les élections pour que nous engagions un dialogue  national sur toutes ces questions et que nous trouvions les compromis nécessaires pour que nos compatriotes qui doivent aller voter, y aillent dans la sérénité, dans la paix, dans la stabilité et soient convaincus, soient assurés que ce sera le vrai vainqueur de l’élection qui sera élu président de la république à la date qui aurait été convenue.», a fait savoir le président du front populaire ivoirien. A défaut d’un report de la présidentielle, le président du FPI propose aussi la mise en place d’une transition.

Une transition avec l’opposition ivoirienne

«Dans l’hypothèse où nous nous concentrons sur les élections, trois mois. Dans l’autre hypothèse où nous voulons reconstruire totalement, et c’est ce que nous avons dit à la mission, que notre préférence aurait été qu’aujourd’hui nous ouvrions une transition de douze mois au moins, pour mettre tout à plat. Parce que, depuis ces trente ans, nous vivons des situations de violence. Le pays a besoin de refondation. Donc nous pouvons le faire, mais cela est un projet politique. Si nous ne voulons pas de cette transition, alors, il faut qu’on garantisse des élections véritablement transparentes. Et dans ce cas, il faut qu’on se donne trois mois.», a déclaré le président du front populaire ivoirien. Depuis la Haye Charles Blé Goudé a lui aussi appelé au report de la présidentielle du 31 octobre prochain, tout comme Guillaume Soro, l’ex-PAN.

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