Elections législatives : Kouadio Siméon s’adresse à l’opposition ivoirienne

simone gbagbo 2020
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Elections du 6 mars – C’est dans deux mois que les ivoiriens seront invités au renouvellement du parlement en Côte d’Ivoire. Après avoir boycotté la présidentielle du 31 octobre dernier, l’opposition ivoirienne envisage de prendre part aux élections législatives prévues pour le 6 mars prochain. Mais la question d’une participation divise les opposants ivoiriens. Pour les partisans de Guillaume Soro, participer à des élections législatives sous l’actuel régime.

Les élections législatives du 6 mars prochain ne seront visiblement pas boycottées par l’opposition ivoirienne dans son ensemble. A l’issue du dialogue national qui a eu lieu entre pouvoir et opposants ivoiriens, les principaux partis d’opposition au RHDP, à savoir le PDCI et FPI, ont confirmé leur participation aux prochaines législatives ivoiriennes. Mais cette décision suscite l’incompréhension chez certains opposants. Pour le GPS de Guillaume Soro, l’opposition ivoirienne devrait s’abstenir de prendre part à ces élections prévues pour le 6 mars 2021, au risque de donner une certaine légitimité au nouveau mandat du président Ouattara Alassane, un mandat qui a fait l’objet d’une contestation l’an dernier, durant le dernier trimestre de l’année plus précisément. Kouadio Siméon, une des figures de l’opposition, vient de réagir à la participation de l’opposition ivoirienne aux prochaines législatives prévues en mars.

La participation de l’opposition ivoirienne aux prochaines législatives est-elle la meilleure alternative ? Seule certitude, cette décision ne fait pas l’unanimité au sein des opposants ivoiriens. Pour le GPS, hors de question de prendre part aux législatives prévues pour le 6 mars 2021 en Côte d’Ivoire. Kouadio Siméon, a quant à lui, émis des réserves sur la participation de l’opposition à ce scrutin : «J’ai suivi avec un grand intérêt, la conférence de presse de la coalition des plateformes et des partis politiques de l’opposition, le jeudi 07 janvier 2021, conférence au cours de laquelle a été annoncée officiellement, la participation de ladite coalition aux législatives du 06 mars 2021. Pour justifier cette décision, les conférenciers qui n’ont pas manqué de réaffirmer que pour l’opposition, le pouvoir en place était illégitime et illégal, ont avancé les raisons et objectifs suivants : – Empêcher le pouvoir RHDP de contrôler l’ensemble de tous les pouvoirs et d’orchestrer une mainmise totale sur notre pays, ses institutions et son peuple ; – Assurer à la coalition des plateformes et des partis politiques de l’opposition, la majorité absolue au Parlement pour lui permettre de reconstruire un Etat de droit », – Montrer que le RHDP, s’il ne triche pas, est extrêmement minoritaire. Par quelle alchimie assure-t-on la légitimité et la légalité d’une élection organisée par un pouvoir lui-même illégitime et illégal ?  Comment arrive-t-on à se convaincre qu’un pouvoir qui n’a pas hésité à transformer, aux yeux et au su du monde entier, un taux de participation inférieure à 10% à plus de 60%, va ‘’octroyer’’ la majorité parlementaire à l’opposition ?… En démocrate convaincu et ayant en sacerdoce la réconciliation nationale et la paix sociale, j’applaudirais des deux mains si cette option venait à nous mettre en capacité de nous délivrer de la dictature actuelle. Toutefois, dans ma posture de sentinelle éclairée, permettez-moi, avec tout le respect que j’ai pour les Présidents Henri Konan Bédié et Laurent Gbagbo ainsi que pour toutes les éminentes personnalités de l’opposition, de douter du bien fondé et de la sagesse de cette décision», rapporte l’opposant ivoirien.

Encore une réforme de la CEI ?

«Le 31 Aout dernier, je me suis rendu au siège de la commission électorale indépendante pour lui signifier que je ne lui déposerais pas mon dossier pourtant au grand complet pour la présidentielle, parce que j’étais convaincu qu’elle conduirait la Côte d’Ivoire à une tragédie. Pour les mêmes raisons, la CEI n’ayant changé en rien fondamentalement et parce que les mêmes causes produisent toujours les mêmes effets, je n’entends pas engager, en l’état actuel des choses, mon groupement politique, Initiatives Pour la Paix en Côte d’Ivoire et encore moins ma personne dans ces législatives précipitées.», explique Siméon.

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