Affrontements intercommunautaires : Doumbia Major accuse Affi

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Affrontements interethniques – A la faveur de la présidentielle ivoirienne du 31 octobre dernier, des affrontements intercommunautaires ont éclaté dans plusieurs localités du pays, entrainant souvent des morts. L’opposition ivoirienne avait lancé un appel à la désobéissance civile en octobre dernier pour protester contre la candidature de Ouattara Alassane et inviter aussi au report de la présidentielle. Pour Doumbia Major, président du congrès panafricain pour le renouveau, Pascal Affi N’Guessan tient une part de responsabilité dans les récents affrontements intercommunautaires survenus en Côte d’Ivoire.

Les affrontements intercommunautaires en Côte d’Ivoire pendant la période électorale ont fait plus d’une dizaine de morts selon les sources officielles. Ces affrontements ont intervenu après les appels à la désobéissance civile lancée par l’opposition ivoirienne le mois dernier, des appels au boycott qui ont entrainé d’immenses pertes financières, notamment dans le domaine du transport public, où plusieurs autobus de la Sotra, société abidjanaise de transport, ont été incendiés. Pour le président du congrès panafricain pour le renouveau, les membres du CNT, en l’occurrence certains, ont une grosse part de responsabilités dans ces affrontements interethniques survenus à la veille de la présidentielle ivoirienne. Doumbia Major tient particulièrement pour responsable le président du front populaire ivoirien, Pascal Affi N’Guessan. Candidat à la présidentielle ivoirienne, il avait appelé à la désobéissance civile le mois dernier. Aussi, le président du front populaire ivoirien avait publiquement déclaré qu’une transition politique s’imposait en Côte d’Ivoire.

«Affi et ses amis sont responsables des tueries intercommunautaires. Et pourtant la chose est simple à comprendre: Le pouvoir aurait été responsable des morts si cela faisait suite à des répressions comme du temps de Gbagbo. Ici il s’agit d’affrontements intercommunautaires. C’est-à-dire dire il y a des gens qui sont attaqués et il y a des répliques à des attaques.  Il y a des gens dont les biens ou véhicules sont détruits et qui s’organisent pour châtier ceux qui détruisent leurs biens.  il y a des gens qu’on empêche de circuler sous prétexte qu’on veut appliquer un mot d’ordre de ville-morte ou de désobéissance civile et il y a des gens qui s’opposent à ces restrictions anticonstitutionnelle de leur liberté d’aller et venir et ça dégénère en bagarres parfois aux conséquences mortelles.  Il y a des gens qui empêchent d’autres de retirer leurs cartes d’électeurs ou qui empêchent d’autres de voter ou qui détruisent des urnes en application d’un mot d’ordre politique et il y a des gens qui s’opposent à ces violations de leurs droits et leur liberté électorale.», a déclaré Doumbia Major, le président du congrès panafricain pour le renouveau. Pour le premier responsable du CPR, les affrontements intercommunautaires sont le résultat des appels à la désobéissance civile lancés par certains opposants ivoiriens parmi lesquels Affi N’Guessan : «Voici en gros comment les affrontements surviennent : c’est le résultat de la mise en œuvre d’un mot d’ordre qui en substance, demande à des citoyens d’empêcher d’autres citoyens d’avoir accès à certains de leurs droits , de les empêcher de jouir de leur liberté d’aller et venir et de détruire leurs biens et véhicules en application du mot d’ordre de « désobéissance civile » qui s’avère être un mot d’ordre de désordre civile ou de guerre civile.  Ceux qui sont morts lors de ces affrontements provoqués, sont donc morts des suites du mot d’ordre qui demandait explicitement aux citoyens de s’en prendre les uns aux autres, et d’utiliser la force et la violence les uns contre les autres , ceci dans le but de mettre en application un mot d’ordre politique».

L’armée dans un rôle régalien

«L’armée ne faisait que séparer les protagonistes de l’affrontement provoqué par Affi N’guessan et ses amis. La justice doit donc leur faire payer leur acte de délinquance électorale conformément à l’article 242 et suivants du code pénal, mais ils doivent payer aussi pour les conséquences des affrontements fratricides et ethniques qu’ils ont provoqués.», a fait savoir le président du congrès panafricain pour le renouveau.

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